
Objectif : A partir d’un thème pioché au hasard,
construire 2 quatrains de rimes embrassées.
Respecter au possible la règle des Syllabes.
L’Aube.
La Lune & les étoiles fuient,
L’aube naissante réveille le monde.
La rosée du matin inonde
Les champs abandonnés par la nuit.
Le silence profond laisse enfin place
Aux chants des oiseaux lassés de ce calme.
Les vives couleurs du jour remplacent
La noirceur qui habitait mon âme.
Le sable.
Sous le soleil ou les nuages
Chaud, ou bien froid,
Près de l’eau, près de moi,
Je m’émerveille à cette image.
Soulevés par le vent
Quelques grains de bonheur,
Me laissant calme & rêveur,
En m’emportant loin des tourments.
Orage.
Un voile gris habille le ciel,
Cache-cache avec le soleil,
Absence soudaine de bourdonnements d’abeilles,
Fin d’une journée au goût de miel.
Regards inquiets vers ce frissonnant
Spectacle, on brasse et s’enfuit ;
Dynamisme excitant, évitons la pluie !
Grondements. Enfin ces faisceaux scintillants.
L’enfance.
Remonter le temps
Plonger dans mes souvenirs
Me rappeler les rires,
Ce monde où tout paraît grand.
Cette vie où tout est beau
Qui semble durer des millénaires
Comme je regrette cet univers
Que l’on quitte trop tôt !
Le départ.
Triste jour aujourd’hui !
Son envol arrivé,
Mon cœur de mère est brisé :
La vie à jamais sans lui !
Désormais je pleure,
Manque de tendresse,
Manque de sagesse,
Simples souvenirs de bonheur.
L’océan.
Assise sur le sable chaud
J’écoute les vagues déchaînées
M’imaginant plonger
Au plus profond de ces eaux.
Découvrir toutes les beautés
Peuplant ce monde sous-marin
Enfouies dans ce bleu sans fin
Et enfin remonter, de ce monde caché.
L’angoisse de la mort.
Je prends un envol d’où je ne reviendrai pas.
Je vais trouver une liberté extérieure,
En moi prend place un sentiment de peur.
Pourquoi cette crainte m’empêche –telle d’aller là-bas ?
Je vais bientôt faire cet éternel repos
Pourtant une forte angoisse se mêle à mon sang.
Que faire ? Cette lumière se rapproche rapidement…
Que m’arrive-t-il, je ne sens plus mes os…
L’Eté.
La Dame arrive aux plus beaux jours
Accompagné de son ami de lumière.
Apportant parfois ce que l’on appelle amour,
Elle illumine nos jours après l’hiver.
Encore une fois elle nous abandonne
Laissant les hommes à de tristes heures
Et nous quittant elle fredonne
Soulevant une multitude de couleurs.
La mère.
Premier regard, première rencontre
La confiance s’installe immédiatement
Avec nous dès le premier instant
Toujours ensemble, toujours tout contre
Elle nous accompagne toute notre vie
Dans nos échecs et nos réussites.
Même si le temps passe trop vite
Elle nous guide jusqu’ici.
La perte d’inspiration.
A moi qui ne suis pas inspirée,
Qu’on me donne l’envie
De poursuivre cette poésie.
Pour ne pas me décourager
Moi qui n’ai pas d’inspiration
Depuis le début de la création
De ce poème mal ordonné.
Femme perdue.
Seule sur la plage, près de la jetée,
L’œil hagard et le regard absent,
Recevant les senteurs ramenées par le vent,
Elle se laisse emporter dans le voyage de ses pensées.
Sur son fin visage coule une larme,
Arrêter de pleurer, ce serait insensé,
Se disait-elle le regard embué.
Retrouverait-elle un jour la vie en son âme ?
La Rivière.
Au gré de ses méandres,
Elle traverse les âges,
Ancrée dans le paysage
Elle se donne à entendre.
Au fil de son eau,
Le clapotis régulier
De sa belle musicalité
Peut guérir tous nos maux.
L’Hiver.
Le mois de décembre est arrivé
Il faut à présent sortir ses gants.
Pour les enfants, il est grand temps
D’attendre celui qui est tant aimé.
A leur fenêtre, impatiemment, chacun d’entre eux
Reste sans voix, admirant le grand manteau blanc
Que la neige a laissé apparaître joliment
Pour qu’ils gardent en mémoire ces jours heureux.
Femme aimée.
On s’imagine être idéale,
Sans pourtant être la meilleure ;
Ne pas penser aux malheurs
Sans forcément être originale.
Se sentir désirée, aimée,
C’est un besoin vitale.
Sans chercher à être banale
Il faut arrêter de rêver.
Le voyage.
Les vacanciers s’envolent
Vers une île paradisiaque
A bord d’un bateau magnifique
Guidés par des lumières pâles
A la recherche d’un rêve nouveau
Le long des plages de cocotiers
Ils découvrent la splendeur des palmiers
Qui leur feront de l’ombre sur leur peau...
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