Samedi 20 mars 2010 6 20 /03 /Mars /2010 10:33


lumiere-foret-et-riviere-46

Objectif : A partir d’un thème pioché au hasard,
construire 2 quatrains de rimes embrassées.

Respecter au possible la règle des Syllabes.

 

L’Aube.

 

La Lune & les étoiles fuient,

L’aube naissante réveille le monde.

La rosée du matin inonde

Les champs abandonnés par la nuit.

 

Le silence profond laisse enfin place

Aux chants des oiseaux lassés de ce calme.

Les vives couleurs du jour remplacent

La noirceur qui habitait mon âme.

 

Le sable.

 

Sous le soleil ou les nuages

Chaud, ou bien froid,

Près de l’eau, près de moi,

Je m’émerveille à cette image.

 

Soulevés par le vent

Quelques grains de bonheur,

Me laissant calme & rêveur,

En m’emportant loin des tourments.

 

Orage.

 

Un voile gris habille le ciel,

Cache-cache avec le soleil,

Absence soudaine de bourdonnements d’abeilles,

Fin d’une journée au goût de miel.

 

Regards inquiets vers ce frissonnant

Spectacle, on brasse et s’enfuit ;

Dynamisme excitant, évitons la pluie !

Grondements. Enfin ces faisceaux scintillants.

 

L’enfance.

 

Remonter le temps

Plonger dans mes souvenirs

Me rappeler les rires,

Ce monde où tout paraît grand.

 

Cette vie où tout est beau

Qui semble durer des millénaires

Comme je regrette cet univers

Que l’on quitte trop tôt !

 

Le départ.

 

Triste jour aujourd’hui !

Son envol arrivé,

Mon cœur de mère est brisé :

La vie à jamais sans lui !

 

Désormais je pleure,

Manque de tendresse,

Manque de sagesse,

Simples souvenirs de bonheur.

 

L’océan.

 

Assise sur le sable chaud

J’écoute les vagues déchaînées

M’imaginant plonger

Au plus profond de ces eaux.

 

Découvrir toutes les beautés

Peuplant ce monde sous-marin

Enfouies dans ce bleu sans fin

Et enfin remonter, de ce monde caché.

 

L’angoisse de la mort.

 

Je prends un envol d’où je ne reviendrai pas.

Je vais trouver une liberté extérieure,

En moi prend place un sentiment de peur.

Pourquoi cette crainte m’empêche –telle d’aller là-bas ?

Je vais bientôt faire cet éternel repos

Pourtant une forte angoisse se mêle à mon sang.

Que faire ? Cette lumière se rapproche rapidement…

Que m’arrive-t-il, je ne sens plus mes os…

 

L’Eté.

 

La Dame arrive aux plus beaux jours

Accompagné de son ami de lumière.

Apportant parfois ce que l’on appelle amour,

Elle illumine nos jours après l’hiver.

Encore une fois elle nous abandonne

Laissant les hommes à de tristes heures

Et nous quittant elle fredonne

Soulevant une multitude de couleurs.

 

La mère.

 

Premier regard, première rencontre

La confiance s’installe immédiatement

Avec nous dès le premier instant

Toujours ensemble, toujours tout contre

Elle nous accompagne toute notre vie

Dans nos échecs et nos réussites.

Même si le temps passe trop vite

Elle nous guide jusqu’ici.

 

La perte d’inspiration.

 

A moi qui ne suis pas inspirée,

Qu’on me donne l’envie

De poursuivre cette poésie.

Pour ne pas me décourager

Moi qui n’ai pas d’inspiration

Depuis le début de la création

De ce poème mal ordonné.

 

Femme perdue.

 

Seule sur la plage, près de la jetée,

L’œil hagard et le regard absent,

Recevant les senteurs ramenées par le vent,

Elle se laisse emporter dans le voyage de ses pensées.

 

Sur son fin visage coule une larme,

Arrêter de pleurer, ce serait insensé,

Se disait-elle le regard embué.

Retrouverait-elle un jour la vie en son âme ?

 

La Rivière.

 

Au gré de ses méandres,

Elle traverse les âges,

Ancrée dans le paysage

Elle se donne à entendre.

 

Au fil de son eau,

Le clapotis régulier

De sa belle musicalité

Peut guérir tous nos maux.

 

L’Hiver.

 

Le mois de décembre est arrivé

Il faut à présent sortir ses gants.

Pour les enfants, il est grand temps

D’attendre celui qui est tant aimé.

 

A leur fenêtre, impatiemment, chacun d’entre eux

Reste sans voix, admirant le grand manteau blanc

Que la neige a laissé apparaître joliment

Pour qu’ils gardent en mémoire ces jours heureux.

 

Femme aimée.

 

On s’imagine être idéale,

Sans pourtant être la meilleure ;

Ne pas penser aux malheurs

Sans forcément être originale.

 

Se sentir désirée, aimée,

C’est un besoin vitale.

Sans chercher à être banale

Il faut arrêter de rêver.

 

Le voyage.

 

Les vacanciers s’envolent

Vers une île paradisiaque

A bord d’un bateau magnifique

Guidés par des lumières pâles

 

A la recherche d’un rêve nouveau

Le long des plages de cocotiers

Ils découvrent la splendeur des palmiers

Qui leur feront de l’ombre sur leur peau...

Par Myosotis - Publié dans : Quatrains à Thèmes - Communauté : Au Petit Bonheur !
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Samedi 20 mars 2010 6 20 /03 /Mars /2010 10:30

arbre branches   Un quatrain est une strophe de quatre vers, qui peut être soit un poème indépendant, soit une strophe d'un poème plus long. Le quatrain se prête à de très nombreuses combinaisons en jouant sur les mètres et sur les rimes, ce qu’ont su exploiter tous les poètes.

En témoigne
Verlaine dans Les fêtes galantes où nous prendrons de nombreux exemples, les textes complets étant commodément disponibles dans Wikisource Fêtes galantes.

Selon Wikipédia

Par Myosotis
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Dimanche 7 mars 2010 7 07 /03 /Mars /2010 17:34


danse

Objectif : décrire une scène, vue de notre fenêtre ou derrière une autre fenêtre.
Le champ de vision est restreint et cadré.

 

Derrière ma fenêtre, la rue, et la fenêtre de l’appartement d’en face…

 

On éclaire la pièce, jusqu’ici obscure et sans aucune raison d’exister.

 

Une jeune femme, grande, mince et brune apparut et enleva avec sensualité son long manteau noir. Des épaules rondes, hâlées. Le porte-manteau. Elle disparut, côté jardin. Et, c’est sur ce temps que je pouvais percevoir sourdement, derrière les vibrations des vitres et les bruits parasites de la ville, que lui, entre en scène, côté cour. Aussi grand, aussi mince, aussi beau, il était droit comme un i, le regard figé.

 

Il l‘attendait et il désirait. Il désirait sur ce rythme puissant, puis trois pas par seconde : trois vers la droite, trois vers la gauche. Elle arrivait, décidée, fatale ; c’était ses yeux à elle dans ses yeux à lui. Il la faisait valser, une, deux, trois fois, leurs corps étaient droits, parallèles et proches, leurs jambes se croisaient.

 

L’autre seulement l’autre…

 

Avec une fougue audacieuse, mais aussi une certaine pudeur, il la fit basculer vers l’arrière. Elle resta ainsi, le dos courbé, retenue par sa main à lui. La jambe légèrement levée, son escarpin rouge  se fracassa sur le sol. Ils s’embrassèrent, se redressèrent et s’en allèrent.

 

La pièce resta allumée, mais vide et aucune raison d’exister.

 

                   Amandine DIOGO

Par Myosotis - Publié dans : Les Textes.
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Dimanche 7 mars 2010 7 07 /03 /Mars /2010 14:38


cinema2.jpg 



Sujet : Vous êtes critique et vous écrivez un Article
pour montrer votre enthousiasme…

  

Le nouveau film de Marc Esposito, LE CŒUR DES HOMMES, sorti ce mercredi dans les Salles est un vrai concentré de Bonheur, de vie et de rire.


Ce film raconte la vie de quatre hommes : Jeff, Alex, Antoine et Manu essayant de passer le cap de la quarantaine. Travail, amour, divorce et football sont les thèmes principaux de ce film.

 

Les quatre acteurs, Gérard Darmon, Marc Lavoine, Bernard Campan et Jean-Pierre Darroussin sont extraordinaires et très complices, ce qui fait de ce film un Chef-d’œuvre plein de vérité accompagné d’une superbe bande originale « I’ll stand by you ».

 

Un film d’émotions qui pose une question essentielle : 

 

« Qu’est-ce que je ferais si j’étais moins con ? »

 

A voir et à revoir sans modération.

 

            Estelle LAMIRAULT.

Par Myosotis - Publié dans : Les Textes.
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Dimanche 7 mars 2010 7 07 /03 /Mars /2010 14:00

  coeur-nuage.jpg     
Raconter le 1er baiser, la 1ère ligne le 1er mensonge, le 1er

                 Le premier chagrin d’Amour.

 

Fin Juillet, j’étais allé dans une colonie de vacances à l’Est de la France, ce fut parfait, pourquoi ?

 

On s’éclatait, on nageait, on dansait… mais le cœur de cette euphorie, ce fut cette fille…on est sorti ensemble les premiers jours, extase et Bonheur.

 

Mais la fin arriva. La dernière semaine, puis les derniers jours, ensuite les dernières heures, finalement vint malheureusement les dernières minutes, maudit soit cette saloperie de temps !

 

A mon grand regret, je me dirigeais vers le bus qui me ramènerait chez moi, seul, triste et les jours pour moi seront comme les nuits. Ma petite amie, elle, restait. Et moi, je partais.

 

Nous nous dirigions vers le bus, main dans la main, je tenais ma valise dans mon autre main, quand soudain, je me cassais magistralement la figure, tristesse, maladresse, je ne saurai jamais.

 

Je me relevais, elle, était pliée et je ne pus résister à ce doux rire, bizarre cette sensation, vous êtes joyeux mais triste à la fois, étrange !

 

La porte du bus s’ouvrit, je la regarde une dernière fois puis je l’embrassais, baiser d’amour, baiser de peine, en clair : snif !!!

 

Je montais dans le bus, mince, les rideaux étaient fermés, je ne pourrai jamais la revoir car le car partait déjà, je me précipite sur une fenêtre, ouvre les rideaux…trop tard !

 

Je m’assois, accablé, je pleure…

 

             Christophe  LEDIEU.

Par Myosotis - Publié dans : Les Textes.
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